Maurice Barrès – Les Déracinés

Maurice Barrès, né en 1862 à Charmes et mort en 1923 à Neuilly-sur-Seine était un écrivain et homme politique français.

Il est connu comme étant un des principaux penseurs du nationalisme français dans le premier quart du vingtième siècle et dont la pensée s’est construite en deux axes : le « culte du moi » et « la terre et les morts », devenus des leitmotiv du paysage intellectuel français.

Ce dernier axe marquera une grande partie de son œuvre puisqu’il y rédigera trois ouvrages entre 1897 et 1902  dont « L’Appel au soldat » et « Leurs Figures ». Le premier ouvrage, le plus connu, sera un événement marquant de la fin du dix-neuvième siècle en matière littéraire : « Les Déracinés ».

 

De même que Maurice Barrès est un des auteurs et penseurs français que j’apprécie le plus, ce premier ouvrage de 370 pages, ouvrant sa fameuse trilogie de « la terre et les morts », est un marqueur fort de son évolution, neuf ans avant son élection à la députation à Paris. Une fonction qu’il occupera jusqu’à sa mort et où il siégera dans le groupe de la Fédération Républicaine.

 

Mais « Les Déracinés » n’est pas qu’un simple ouvrage politique. Il s’agit d’un roman à la fois ambitieux et symptomatique d’un déclin de la France provinciale du début de la Troisième république.

L’histoire raconte la jeunesse d’un groupe de lycéens de Nancy aux idées kantiennes propulsés à Paris afin de poursuivre leurs études.

Jusque-là, rien de bien extraordinaire, si omet que ce « déracinement » les conduira aux pires vices d’une vie parisienne rêvée intellectuelle mais vécue comme dépravée et source de conflits internes entre identités provinciales et l’identité nationale.

Une situation qui entraînera certains à mûrir, d’autres à stagner voir, pour certains, à commettre les pires atrocités.

 

Le début de l’ouvrage manifeste d’un style chargé, « la patte » barrésienne semblant en effet délaisser le romanesque au profit du combat politique qui sera la véritable œuvre de sa vie. Il ira ici jusqu’à mêler ici la fiction à la chronique voir au pamphlet. Chose que Mauriac dépeindra sous les termes de « harnachement idéologique barrésien ».

 

Il n’en reste pas moins que l’idée centrale, dans une fin de dix-neuvième siècle marquée par les hussards de la République, loin de toute vision idyllique, procède véritablement ici à d’une exégèse accrue du déracinement, vue comme source de décadence dans une France ou l’émancipation se faisait encore par Paris et non pas, comme aujourd’hui, par Barcelone ou Berlin.

 

Une situation que certains ne manqueront pas de comparer assez vite à la décadence actuelle de nos sociétés occidentales et notamment du manque de perspectives de la jeunesse française.

 

Collectivité Territoriale d’Alsace (SIEL Alsace)

Je vous l’avais promis ce matin, nous n’avons pas chômé : voici l’article tant attendu, coécrit de la plume de Fabrizio Tribuzio-Bugatti et moi même.

 

« Le 7 avril prochain, les électeurs alsaciens seront appelés aux urnes afin de se prononcer sur le projet de collectivité territoriale d’Alsace, projet visant à remplacer les deux conseils généraux et le conseil régional par une collectivité dite « unique ».

 

Pourtant, si le projet a recueilli une très large majorité lors du congrès d’Alsace du 24 novembre 2012 réunissant les élus des trois collectivités avec 108 voix sur 122, on ne peut qu’être déçu de la précipitation avouée dans laquelle le projet a vu le jour, entraînant un projet décousu qui ne remplit pas les objectifs fixés que sont la création d’économie et la simplification des démarches et des décisions.

 

Au départ, les trois conseils devaient être remplacés par une collectivité unique, dotée d’une assemblée unique. Un conseil exécutif distinct a toutefois fait son apparition, assisté de deux conférences départementales et d’une dizaine de conseils de territoire de vie qui transforment le projet en potentielle usine à gaz.

 

Prenant l’exemple du Bade-Wurtemberg, né de la fusion de trois collectivités en 1951, le président du conseil régional et ancien ministre délégué chargé des collectivités territoriales, entouré des deux présidents de conseils généraux, entend bien faire de ce projet un moyen de répondre aux exigences de simplification et d’économies.

La comparaison est pourtant ubuesque au possible. Non seulement le Bade-Wutemberg comprend 12 millions d’habitants contre 1,8 millions pour l’Alsace, mais il est le Land le plus riche d’Allemagne, ce qui comprend un tissu entrepreneurial très présent, à l’inverse de la France, frappée de désindustrialisation et où les PME sont écrasées par les charges. La fusion des collectivités ne saurait donc réparer les erreurs de la politique nationale et encore moins s’y substituer. À cela il faut encore ajouter que le Land n’a pas d’autonomie financière, contrairement à une idée reçue et largement sous-entendue par les promoteurs du « oui ». Enfin, dans un cadre plus constitutionnaliste, l’on constate dans les États fédéraux comme l’Allemagne que le pouvoir central aspire vers une concentration des pouvoirs, alors qu’en France la Collectivité Territoriale d’Alsace est perçue par certains comme un premier pas vers la fédéralisation, l’on peut s’interroger sur la pertinence d’une telle action.

 

Il faut enfin pointer la désarmante absence d’anticipation du projet, ou sa précipitation, selon que l’on voie le verre à moitié plein ou à moitié vide. Alors qu’il n’est aucunement fait mention de l’Acte III de la décentralisation (bien que le législateur puisse l’insérer dans le projet lors de sa rédaction, cela montre le peu d’intérêt de nos élus par la chose, plus préoccupés de leur propre recyclage), l’Eurométropole que deviendra Strasbourg, elle, est complètement oblitérée.

En agissant ainsi, l’usine à gaz que serait la Collectivité Territoriale d’Alsace ne deviendrait qu’une strate aux multiples arborescences, sous la concrétisation de l’Acte III et de l’Eurométropole. Cela contribuerait à donner naissance à un « super mille-feuille » administratif, économique et juridique catastrophique pour notre région.

 

Les désillusions sont d’autant plus grandes que les autres objectifs quand on connaît l’échec de la décentralisation en France. Une décentralisation qui a mené à des baronnies locales favorisant bien souvent les inégalités entre les territoires et les citoyens tout en affaiblissant un peu plus l’État dans ses prérogatives déjà largement déléguées à une Union Européenne qui fait le jeu des régionalismes contre les États-Nations. De plus, les transferts de compétences n’ont jamais allégé les capacités budgétaires et financières des régions, au contraire même, étant donné que l’État ne les a jamais accompagnés d’un transfert de fonds suffisant. Le gouvernement a même précisé que les subventions allouées seraient fortement réduites sur plusieurs années. À l’heure où les impôts locaux ne font qu’augmenter en Alsace, qui est malheureusement la 3e région la plus endettée de France, il paraît clair que la hausse des taux n’est pas pour demain.

 

Ces multiples faiblesses du projet ne sont aucunement compensées par l’argumentaire de ses promoteurs ; constitué de phrases toutes faites et de raisonnements simplistes, à la manière du credo du principal porteur du projet, Philippe Richert lui-même, qui martèle à qui veut l’entendre qu’« une collectivité au lieu de trois, ça fonctionne mieux », tandis que les partisans d’un oui « de principe » s’acharnent à casser la situation initiale, laquelle fait consensus, sans nous dire en quoi ce projet sera meilleur. Le maire de Rixheim, Olivier Becht, va plus loin en affirmant « qu’il peut y avoir cent-une raison de voter « NON », elles ne valent pas la seule raison de voter « OUI » ; ou comment sacrifier la raison sur l’autel du dogmatisme.

En effet, de même que le projet souffre de lacunes abyssales, les partisans du « oui » sont divisés entre le « oui » au projet vendu par l’UMP locale et le « oui » au principe de la fusion défendu par une partie du PS et des écologistes.

Cette division a un mérite : montrer que personne ne sait sur quoi porte, in fine, le référendum du 7 avril.

 

Si le « non » peine à se faire entendre devant le rouleau compresseur propagandiste du « OUI », il n’en est pas moins défendu avec force et ténacité par de nombreux mouvements, dont le SIEL, mais aussi le Front National et un collectif transpartisan : « J’Aime l’Alsace, Je Vote NON » (aussi appelé le « Rassemblement du NON ») dénonçant dans ce projet une usine à gaz, sans ambition et qui remplit les objectifs opposés à ceux du début.

Surtout, ce référendum montre que les partis ne sont pas l’alpha et l’oméga du paysage politique. Dépassant de loin les clivages traditionnels, il permet de montrer une nouvelle fois qu’il peut y avoir un consensus politique autour d’une cause commune à laquelle participent bon nombre de mouvements souverainistes.

 

Malgré tout, c’est cette voie que devraient suivre les autres régions du pays dans les prochaines années si on en croit les propos de l’ancien ministre Xavier Bertrand dans les Dernières Nouvelles d’Alsace du 29 mars 2013, pour qui la collectivité territoriale d’Alsace, si elle est acceptée le 7 avril, devra inspirer l’ensemble du territoire. »

Newsring et la Collectivité Territoriale d’Alsace

Je ne pouvais pas ouvrir un blog dans la période actuelle sans parler nécessairement du référendum du 7 avril sur la création d’une collectivité territoriale d’Alsace.

En attendant un article un peu plus poussé que je coécris actuellement, je vous renvoi à mon intervention sur le site « Newsring », auquel j’ai impulsé la création d’un débat sur le sujet, à plus d’une semaine de ce choix crucial qu’auront à faire les Alsaciens.

http://www.newsring.fr/local/3697-pour-ou-contre-un-conseil-unique-dalsace

Ou directement vers mon intervention :

« On ne peut que constater l’échec de la décentralisation telle qu’elle a été menée depuis 1982 : émiettement des échelons, complexité administrative, dépenses de fonctionnement considérables et féodalités larvées. La structure de notre administration est mauvaise et n’est plus légitime à l’heure ou l’Etat n’a plus les moyens de sa politique.

Alors oui, il nous faut  trouver un système qui nous permette de mettre fin à ce calvaire. Ce système devra répondre à des exigences d’économies et de simplification de l’administration. C’est l’objectif prioritaire de toute réforme structurelle dans les prochaines années. C’est l’objectif qui nous est vendu ici.

Cependant, si l’objectif est louable, les moyens qui nous sont proposés pour l’atteindre sont loin d’être les bons. Nous avons un éléphant qui accouche d’une souris, et on ne peut que déplorer une telle musardise.

De cette belle idée est sortie un projet décousu et précipité, qui n’a d’unique que le nom quand on voit la structure qui nous est proposée et dont les finalités d’économies et de simplification vendues par nos élus sont loin d’être prouvées.

C’est parce que je suis pour un projet qui soit à la hauteur de notre région et des ambitions qui sont les siennes que, foncièrement, j’estime qu’il faudra voter contre ce projet. Le 7 avril, ce sera NON.« 

Mushroomhead – Soul is mine

J’ai déjà eu l’occasion à l’époque d’un précédent blog de lancer une déclaration d’amour à une série de films trop souvent décriée par sa volonté d’une fausse subversion, mais je ne peux aujourd’hui m’empêcher de vous faire écouter un morceau qui, à la fois par le groupe, nés à la même époque que Slipknot et Korn, et par le film pour lequel il a été composé, passe en boucle dans mes écouteurs depuis quelques semaines.

MUSHROOMHEAD – Soul Is Mine – SAW VI

Chronique d’une infortune du combat national

Alors que l’État, et par lui, la République et la Nation toute entière, ne fait que péricliter dans sa souveraineté et sa légitimité face aux féodalités de toutes sortes, le retard qu’a pris le combat national ces dernières années est plus qu’inquiétant pour ne pas dire climatérique.

Mais pourquoi, depuis maintenant une quarantaine d’années, le combat nationali a-t-il tant de mal à se structurer et à se fédérer ?

Je vais ici vous livrer mon approche personnelle, sous forme de diagnostic, de ce qui, selon moi, constitue la cause de cette malheureuse situation.

En effet, je pense que ce retard, ce décalage entre la gravité de la situation et l’absence de réponse efficace, cette infortune du mouvement national, s’explique par deux points. Notre combat national est en effet tissé de féodalités mais également d’une certaine frilosité quant à l’atteinte de notre objectif.

  1. L’ego au centre : un combat national tissé de féodalités

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Le lion, symbole de courage et de force populaire.

Le mouvement national, au sens large, est une nébuleuse composée d’énormément de mouvements différents qui se sont fédérés ou divisés ces dernières années.

Je pense notamment au MRC de Jean-Pierre Chevènement, issu du Parti Socialiste, au MPF de Philippe De Villiers, anciennement à l’UDF, à DLR de l’ex-UMP Nicolas Dupont-Aignan, mais également au MNR de Bruno Megret, ancien cadre du FN … Les mouvements souverainistes issus d’autres partis pour des raisons idéologiques ou bien personnelles font légion.

Pourtant, tous ces partis sont basés sur une même idée : la défense de la Nation et souvent de l’État face aux féodalités extérieures comme intérieures, mais aucun n’a jamais pu aboutir à l’émergence d’un parti nationalii.

On assiste donc, malgré les efforts de quelques-uns, à la division de tous.

Comment ne pas citer Philippe Séguin et Charles Pasqua qui, tous deux, ont tenté de ramener le parti majoritaire de la droite de l’époque, le RPR, à la raison dès 1990 ?

Pourtant, dès le référendum sur le Traité de Maastricht, une alliance, non politique, mais de salut public autour d’un thème, assez fondamental et crucial pour permettre d’oublier toutes les divisions idéologiques, aurait dû et même pu émerger afin de garantir ce qui fondent même la démocratie : la souveraineté de l’État, l’attachement à la République, et la défense de la Nation.

C’est quelque chose qui a été tenté avec le Pôle Républicain, comité de soutien à la candidature de Jean-Pierre Chevènement durant l’élection présidentielle de 2002. Un comité qui ne survivra pas, malheureusement, au dogmatisme.

La victoire éclatante du « NON » au référendum de 2005, si elle était une chance sans commune mesure de fédérer autour d’une idée commune, n’a, comme nous le savons, pas émergé.

Pourquoi ? En dehors des querelles de personnes, beaucoup vous dirons que le clivage gauche-droite reste encore présent et repose sur des critères économiques, oubliant qu’il existe, à gauche comme à droite, des franges libérales et antilibérales montrant bien que le clivage gauche-droite n’est plus qu’artificiel pour ne pas dire qu’il est en pleine déchéance.

Par la suite, les tentatives d’émergence d’une véritable force ont toutes quasiment échouées. Toutes sauf une : le Rassemblement Bleu Marine, amorcé par le changement de visage à la tête du parti frontiste, cheval de bataille du combat national depuis 40 ans, semble aujourd’hui dessiner un avenir plus radieux au combat que nous tentons de mener, malgré les mécontentements des franges marginales (PDF, NDP, BI …).

Les dimensions personnelles jouent un grand rôle dans tout cela, mais le problème est peut-être aussi, en la matière, intrinsèque à notre combat.

Le problème de personne est sans doute également un problème psychologique, inconscient : nous recherchons perpétuellement le successeur du Grand Charles. Cette idée est une constante dans l’Histoire de France, et nous empêche, par une querelle d’ego ou une crainte de prendre les choses en main, de nous rendre compte des véritables enjeux.

Mais à côté de cette thématique, celle du véritable objectif de tout combat, la conquête du pouvoir, est le second point qui me semble être la cause des échecs successifs du combat national.

  1. La frilosité du pouvoir : un combat national tissé de couardise

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Cuirasse, symbole antique du pouvoir.

« “Avant la présidentielle, il sortait des sondages qui laissaient penser que si Marine mettait l’immigration entre parenthèses et qu’elle se concentrait sur l’économie, elle aurait un boulevard devant elle. Heureusement qu’on a redressé le tir à la fin”, note un cadre du mouvement. »iii écrivait dimanche dernier dans « Les InRocks » le journaliste David Doucet. Une phrase qui n’est pas sans rappeler un des credo des anti-lepenistes durant les 20 dernières années : Jean-Marie Le Pen avait cette frilosité du pouvoir.

S’il est le parti national le mieux placé pour y parvenir, il semblerait en effet que cela ai été confirmé dans les années 1990 et cette fameuse phrase « Dieu nous en garde », réponse à un responsable qui s’exaltait d’une rapide accession au pouvoir et révélée dans un récent documentaireiv.

On sent bien évidemment ici une frilosité manifeste d’un certain nombre de transfuges et de cadres, pour ne pas dire de l’ancien président lui-même, quant à la volonté de concrétiser des années d’effort.

Si le cas lepenistev est le cas le plus connu, on peut se souvenir d’un certain nombre d’autres marques de frilosité, comme Charles Pasqua qui, en 2002, avait refusé de candidater à la Présidence de la République pour des raisons obscures.

De façon plus marginale, l’absence de Dominique de Villepin en 2012 fait encore aujourd’hui figure d’énigme, quand Jean-Pierre Chevènement semble davantage être depuis longtemps résigné pour des raisons d’attachement à un clivage artificielvi.

On peut dire la même chose d’autres cadres souverainistes ou proches de cette tendance …

Alors pourquoi ?

Dans la majorité des cas, on est dans des logiques qui vont de la simple appréhension à la vision complotiste.

Certains ont en effet peur d’y parvenir, d’enfin atteindre le pouvoir pour appliquer un véritable programme patriote et souverainiste. Comme une pusillanimité face à son propre subconscient.

D’autres sont dans une problématique plus ambiguë : vouloir le pouvoir, c’est imiter « l’Empire », « l’Establishment », actuel détenteur du pouvoir. Obtenir le pouvoir, c’est être comme eux, donc on gagne à ne pas les imiter pour ne pas se salir.

Cette logique est un fléau, car on oublie que pour lutter contre « l’Empire », il faut justement le remplacer. C’est le propre de tout combat politique : prendre le pouvoir, de façon légale de préférence, afin d’appliquer des idées. Battre l’Establishment son propre terrain et permettre au « bien de l’emporter ».

Au final, ces deux logiques aboutissent à la même chose : un onanisme politique.

  1. Altruisme et clarification : une utopie pour un renouveau national

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Marianne, allégorie de notre république, liée notamment aux deux symboles précédemment cités.

Alors que faire ?

Une nouvelle fois, tout cela n’engage que moi, et ces lignes ne reflètent que mon opinion personnelle.

Tout d’abord, j’estime qu’il faut accepter un consensus. Si celui-ci ne sera probablement que temporairevii et semble aujourd’hui se rattacher à un objectif plus que candide, stopper les velléités personnelles et procéder à une hiérarchisation des urgences politiques contre lesquelles il nous faut lutter prioritairement, avec à leur tête, une nouvelle fois, l’objectif de remettre le politique au centre de toute action semble être l’élément primordial de toute évolution de la situation.

La reconquête de notre souveraineté, qui est le préalable à toute politique, mérite bien de faire, un jour que j’espère diligent, table rase des divisions.

Ensuite, il faut accepter qu’il n’y ait pas de nouvel être providentiel avant quelque temps.

Pour l’instant, il est très difficile de mettre tous le monde d’accord sur l’incarnation de cet être providentiel, même si j’estime naturellement, du fait de ma sensibilité que Marine Le Pen a parfaitement les moyens de devenir, non pas bien entendu un égal de nos providences nationales historiques, mais bien un élément fédérateur autour duquel tous pourront un jour se retrouver.

Mais l’état de notre nébuleuse est tel qu’il faut admettre, un jour ou l’autre, que notre temps ne se prête pas à la découverte tant voulue d’un successeur à la hauteur du Général de Gaulle.

En troisième lieu, il semble primordial que tous le monde clarifie ses intentions, afin de nul ne puisse parasiter l’autre comme autrefois certains parasitaient par le haut, ou aujourd’hui par le bas, les ambitions politiques de fidèles serviteurs de la cause nationale.

Cette clarification, si jamais je n’aurai pensé en voir la nécessité tant je garde une profonde admiration pour le combat politique et ce depuis que j’ai l’âge de dix ans, m’apparaît aujourd’hui plus que jamais nécessaire.

Pour finir, je me permets de faire deux remarques :

En 1998, Paul-Marie Coûteaux a publié le « Traité de savoir-disparaître à l’usage d’une vieille génération »viii, ouvrage pamphlétaire contre la génération qui a fait mai 1968.

Aujourd’hui, ce livre mériterait à mon sens d’être réécrit, non plus contre la génération du Quartier Latin, mais bien contre la génération que j’appellerais « Mitterrand-Chirac ». Cette génération qui était en place entre 1981 et 2007 et qui subsiste encore aujourd’hui.

Seconde et dernière remarque : je pense que notre temps nous offre la possibilité de constituer un rassemblement de tous les souverainistes, à mon sens au sein du Rassemblement Bleu Marine. Ce rassemblement nécessitant toutefois, comme l’a précisé le blogueur Malakine durant l’été 2010ix, d’organiser « un pôle républicain et souverainiste […] réunissant dans une confédération toutes les chapelles: DLR, MRC, MPF, RIF, RPF, UPR, NAR sans oublier les clubs, associations et micropartis de cette mouvance », alliés au Front National mais non « ralliés », tout en permettant un rassemblement bien plus large nécessité par la lourdeur de la tâche que nous souhaitons mener.

Je ne cesserais jamais de rappeler que c’est l’ambition que je vois naître au sein du SIEL, mouvement dont je suis adhérent depuis février 2012, mais également de tous les autres partis membres du RBM ayant l’ambition de mener à bien cette tâche.

_____________________

i J’entends par « combat national » toutes les convictions d’ordre souverainistes, qu’elles soient gaullistes, issus d’Algérie Française, royalistes, jacobins, souvent placés à droite (DP, FN, SIEL, MPF, DLR …) mais que l’on retrouve également très souvent à gauche (MRC, NAR, certaines franges du FdG et du PS …)

v Cas que je distingue ici du cas mariniste, qui semble être plus le fruit d’un parasitage de certains cadres que d’un manque de volonté de la candidate du RBM à la dernière présidentielle. Volonté souvent rappelée par ailleurs à l’accession aux plus hautes fonctions.

vi Cf. infra

vii Même si on peut bien évidemment espérer un prolongement sur d’autres questions d’ordre économiques et sociales.

viii Traité de savoir disparaître à l’usage d’une vieille génération, Michalon, 1998 (ISBN 978-2841860814)

Premier article, nouveau blog

Pour cet article de présentation, je vous propose de retrouver mes deux blogs précédents et toujours en ligne afin de mieux me connaître :

http://deleatur.hautetfort.com/ (Mars 2011 – Mai 2012)

http://jonathanfrickert.over-blog.com/ (Mai 2012 – Mars 2013)

Je vous propose, pour mieux vous y retrouver, de trouver ci-joint mes principaux articles publiés sur ces deux blogs voir ailleurs.

http://www.siel-souverainete.fr/soutiens/6-nos-soutiens/229-pourquoi-j-ai-adhere-au-siel.html

http://www.enquete-debat.fr/archives/armes-politiques-qui-peut-etre-republicain

http://www.enquete-debat.fr/archives/du-populisme-en-france

http://www.obtus.fr/hommes-forts-representations-de-lhomme-politique-en-europe/

http://jonathanfrickert.over-blog.com/article-article-sur-la-clause-de-conscience-112738450.html

http://jonathanfrickert.over-blog.com/article-article-sur-la-clause-de-conscience-112738450.html

http://jonathanfrickert.over-blog.com/article-la-supercherie-de-la-collectivite-territoriale-d-alsace-113728247.html

http://jonathanfrickert.over-blog.com/article-le-port-d-armes-un-tabou-fran-ais-sic-109662951.html

http://jonathanfrickert.over-blog.com/article-plaidoirie-pour-un-scrutin-mixte-107092952.html

http://jonathanfrickert.over-blog.com/article-le-choix-de-l-echelle-extrait-1-110427086.html

http://deleatur.hautetfort.com/archive/2011/08/09/la-loi-gayssot-est-elle-constitutionnelle.html

http://deleatur.hautetfort.com/archive/2011/09/18/les-30-ans-de-l-abolition-de-la-peine-de-mort-pourquoi.html

http://deleatur.hautetfort.com/archive/2011/07/16/deleatur-au-pays-du-porn-gore-saison-3.html

http://deleatur.hautetfort.com/archive/2012/02/11/gainsbourg-thermometre-d-une-decadence-moderne.html