L’escalade continue à Mulhouse

Moins d’un mois après le meurtre du jeune Nabil à Cernay, nous avons appris hier soir l’agression d’un quadragénaire résident du foyer Aleos Le Touring à Mulhouse.
Le drame serait survenu suite à une altercation, en plein centre-ville de Mulhouse, avec un jeune homme d’une vingtaine d’années, lequel aurait sorti un couteau qu’il aurait utilisé à 7 reprises avant de s’enfuir en hurlant ces mots : « Il fallait tuer quelqu’un pour que justice soit faite ».
Rapidement interpellé, le jeune homme souffrirait de troubles psychologiques.
Ce matin, l’état de santé de la victime semble s’être stabilisé.

C’est donc avec incompréhension que se développent depuis plusieurs mois les actes de « violence ordinaire » (émeutes) et, plus grave encore, les actes isolés.
Une montée qui ne fait qu’entraîner avec elle une inquiétude croissante des habitants.

Mais une fois l’émotion passée, il reste la question des solutions.
Quelles sont-elles dans le marasme actuel ?
L’enquête doit suivre son cours, afin d’avoir une vision d’ensemble de ce drame qui, malheureusement, se reproduira si nous n’agissons pas de manière claire.

Je ne vais pas vous chanter les louanges d’une répression exaltée. L’individu est atteint de troubles psychologiques. Le nœud du problème sera libéré lorsque les éléments de l’enquête le permettront :
Était-il connu pour des faits de violence antérieurs ?
Était-il / devait-il être suivit ?
Connaissait-il la victime ?
Quoiqu’il en soit, on peut d’ores et déjà s’interroger sur le travail des services psychiatriques qui ont pu connaître ce dossier.

Que lumière soit faite !

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Deuil après la mort d’un adolescent cernéen poignardé pour … un ballon dans une fenêtre

Un coup de couteau dans le thorax, atteignant le coeur de la victime … Voilà ce qui a tué Nabil, 18 ans, habitant le quartier du Bel Air à Cernay.

La raison ? Les débuts de l’enquête montrent une terrifiante et incompréhensible version des faits : le jeune homme serait mort pour … un ballon dans une fenêtre du suspect présumé.

Un drame qui a entraîné par la suite plusieurs émeutes dans le quartier des faits, incluant plusieurs incendies de voitures.

Nous ne pouvons que compatir à la peine et à l’effroi de bon nombre de Cernéens, profondément choqués depuis hier par ce drame d’une particulière violence. Un décès qui semble être le fruit d’une simple maladresse de la part du jeune garçon.

Or, ne nous voilons pas la face : une grande partie de ces drames pourrait être évitée. Et qu’importe ceux qui nous disent le contraire, à coup de laxisme judiciaire sous couvert de tolérance. La justice et les forces de l’ordre ne peuvent remplir leur rôle de prévention, de sanction et de pédagogie si l’exécutif ne cesse de marteler, comme il le fait depuis des mois, un sentiment profond d’impunité dont ce drame est malheureusement une conséquence.

Car en se limitant à produire de la norme de circonstance, uniquement destinée à montrer les gros bras au moment d’un fait divers ; en faisant du laxisme et de la culpabilisation des forces de l’ordre et des magistrats un axe de politique de sécurité ; en démantelant les services publics ; et bien, le résultat ne peut-être que désastreux.

Ce matin, c’était une ville entière qui était en deuil devant la barbarie, laquelle doit, devra être combattue le plus fermement possible afin d’éviter que ce type de drame ne se reproduise.

Nous sommes, ce jour, tous des Cernéens en colère !

Pour information, une marche blanche sera organisée vendredi à 14h45 à Cernay. N’hésitez pas à vous y rendre pour manifester votre solidarité avec un quartier qui reste, ce soir, dans l’incompréhension.