Jeune républicain français, pourquoi je choisis François Fillon

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Dans 10 mois se dérouleront les primaires de la droite et du centre. Beaucoup de gens se demandent, notamment dans la droite gaullo-bonapartiste comment faire entendre notre voix.

 

Ma conception de la politique a toujours été basée sur deux axes que sont les idées et le pouvoir visant à les mettre en œuvre.
Je préfère, comme le Général, les idées aux hommes et aux partis. Le régime des partis a malheureusement repris ses droits depuis quarante ans, mais la logique des primaires tend à espérer son déclin.

Beaucoup ne comprendront pas la démarche, et notamment les marinolâtres qui font de leur championne l’Alpha et l’Oméga de tout patriotisme.

Je me suis engagé en politique autour de trois valeurs contenues dans le nom d’un parti que j’ai quitté depuis : la souveraineté, l’indépendance et la liberté. Leur osmose est trop peu connue en France, mais d’autres pays européens l’admettent très bien comme UKIP, modèle des souverainistes français. Mes convictions reposent toutes entières sur ces piliers.

Je ne me suis pas fondu totalement dans le système : je l’ai compris.
Ma logique n’est pas compréhensible des idéologues et des partisans : la politique est pour moi un art noble visant à amener ses idées au plus haut.

L’enjeu politique aujourd’hui est de ressusciter le RPR. Ses statuts résument à eux seuls la politique dont ce pays a besoin : « la souveraineté du peuple et de l’indépendance nationale, de la liberté, de la responsabilité et de la dignité de l’homme ». Il s’agit de l’exact opposé de la gauche social-libertaire, soixanthuitarde et postmitterrandienne totalement hégémonique sur le plan intellectuel.

La question est donc de savoir qui peut incarner, au moins partiellement, cette réaction ?

Juppé ?

Trop hollandien, trop coincé.

Sarkozy ?

Trop enjôleur, trop instable.

Dupont-Aignan ?

Trop mou, trop délicat.

Le Pen ?

Trop boutiquière, trop étatiste.

de Villiers ?

Se présentera-t-il ?

La seule solution viable, en l’état du paysage politique, se trouve en François Fillon et voici pourquoi.

Pas une somme de « on dit »

Beaucoup disent depuis longtemps qu’il n’ira pas au bout, qu’il est un second voire un « mou ». Cette image a malheureusement été alimentée par un certain nombre d’affaires.

Le filtre médiatique déforme aux convenances du moment sans forcément être dans le vrai.

François Fillon a une longue expérience politique derrière lui. Les démagogues le lui reprocheront, mais il a le mérite de savoir de quoi il parle.

J’entends également qu’« il n’a pas de troupes ».

Dire cela revient à nier l’intérêt même des primaires, dont la logique consiste justement en ce que le parti soutient son vainqueur.

Et François Fillon est totalement prêt à cette logique malgré les sondages.

Philippe de Villiers considère à juste titre les sondages comme des « perversions de la démocratie », qui ne fait que diriger l’électorat vers une bipolarité d’autant plus artificielle que personne ne peut mesurer le corps électoral qui se déplacera en novembre prochain.

Quoi qu’il en soit, l’ancien Premier ministre a prouvé sa solidité et ses convictions libérales, conservatrices et profondément patriotes.

Un souverainiste pragmatique

François Fillon a été un proche de Philippe Séguinet un de ses lieutenants contre le traité Maastricht de 1992.

Membre de Demain La France, il a été un des animateurs du fameux courant Pasqua-Séguin ainsi qu’un des fameux rénovateurs.

Récemment, il a manifesté ses convictions jacobines suite au cas corse de décembre 2015.

Depuis, il a compris que la crédibilité internationale était un préalable à la souveraineté nationale. Balayer devant sa porte avant de crier sur le voisin, en somme.

La question de la dette est ainsi devenue sa marotte. Détenue par des organismes financiers et des créanciers étrangers, la dette est devenue un enjeu prioritaire de souveraineté. Cet assainissement est le préalable à la reprise en main de notre destin à travers une économie prospère.

Une vision similaire à celle du plan Pinay-Rueff initié par Charles de Gaulle en 1958.

Sur le plan européen, cela se ressent.

En effet, reprenant la logique de nombreux libéraux, son alliance du pragmatisme et du souverainisme se manifeste par une réflexion sur les compétences des institutions européennes. Le retour de compétences aux États se justifie ici par l’application du principe de subsidiarité, dont le fondement est que les compétences doivent être exercées au niveau le plus pertinent. Il n’y a pas de pertinence aux compétences européennes actuelles.
Partant de ce constat, il en appelle à un 
recentrage de la politique européenne sur des questions essentielles que sont la monnaie, l’énergie, l’immigration, la défense et le numérique, justifié respectivement par la tutelle du dollar, la dépendance à la Russie, la crise migratoire, la guerre contre le terrorisme et l’ambition de devenir la première puissance technologique au monde.

Ces cinq questions ne pourront se régler sans une coopération entre des nations fortes, comme il l’a rappelé dans son discours d’Épinal.

Un libéral-conservateur

Parallèlement à ses convictions gaullistes, François Fillon axe son projet sur la notion de liberté.

Il est un libéral-conservateur qui a compris que ce pays a un grand besoin de libertés économiques.

Une liberté ciblée sur l’économie réelle et non l’économie financière.

L’économie des patrons de PME, des salariés, des indépendants, des entrepreneurs, et non l’économie des bureaucrates, des banquiers d’affaires et des rentiers. En un mot : les forces vives.

Cette liberté se manifeste par une critique du malthusianisme économique. Un projet qui met au cœur l’innovation chère à Schumpeter.

La réforme du marché du travail, la suppression des 35 heures, l’instauration d’un contrat unique de travail, la mise en place d’une allocation sociale unique, l’introduction de la retraite par capitalisation, l’harmonisation des régimes de retraite ou encore la réforme de l’indemnisation chômage vont dans ce sens.
Juriste en droit social de formation, ces mesures ne m’ont pas laissé indifférent, puisqu’il est le seul à avoir mené jusqu’au bout de cette réflexion structurelle sur la place du droit social dans l’économie. Une position qui dépasse le simple marketing électoral dont ses concurrents font montre à un an de l’élection, mais surtout une position qui prend en compte l’urgence d’agir.

En particulier en droit du travail, le programme du candidat Fillon est marqué par une volonté d’adaptation et d’anticipation de la situation sociale.

Sur le plan moral, François Fillon est un conservateur.

J’ai lu avec beaucoup de plaisir son livre, « Faire ». Dans ces pages, il rappelle sa foi catholique, ses doutes et ses questionnements spirituels.

Un socle spirituel, issu d’une enfance rurale de l’Ouest de la France qui s’est affirmé notamment durant le débat sur le mariage entre personnes de même sexe sur lequel il maintient souhaiter une réécriture. Une distinction notable vis-à-vis de ses concurrents.

Dans la foulée, il est très fermement opposé à ses suites logiques que sont la GPA et la PMA.

La nécessaire transcendance du gaullisme et des libertés économiques

François Fillon a ainsi compris la nécessité d’un discours qui transcende le clivage entre libéraux et gaullistes.
Comme en 1958, l’expansion économique est le préalable à la puissance politique et culturelle de la France. La souveraineté ne sera acquise que lorsque notre économie sera capable de créer à nouveau de richesse.

Ce postulat l’amène à défendre l’idée libérale, non comme une fin, mais comme un moyen.
Le drame de l’idée libérale est son aliénation par ceux qui font du marché la fin de toute chose et par le « capitalisme de connivence » : celui des bankster, des grands trusts, des politiciens, des oligarques et autres bureaucrates, qui se sont dits libéraux alors qu’ils nient toute concurrence réelle, toute libre entreprise et toute propriété privée.

Ce drame, François Fillon l’a compris : il souhaite libérer l’économie réelle de ses carcans normatifs et fiscaux.

Il n’est pas « néolibéral ». Bien au contraire : il promeut la liberté.

Un homme de convictions

De la même manière, l’ancien Premier ministre n’a plus à prouver sa droiture. L’affaire Morano devrait rassurer, ici aussi, les plus dubitatifs.

Certains cadres dirigeants du mouvement, y compris certains pour qui j’ai des convergences très fortes, ont fusillé en place publique l’élue mosellane pour son passage controversé chez Laurent Ruquier de septembre dernier. Ici, François Fillon n’a pas hésité à dénoncer l’acharnement à l’œuvre et à affirmer son refus de venir à l’émission malgré les avantages médiatiques qu’elle procure.

Une réaction qui montre à la fois sa droiture et son sens de la mesure. Une valeur qui se perd dans une société de l’imminence.

Ses convictions, il les affiche hors des murs de la droite classique. En témoigne le soutien que lui a apporté tout récemment le chef de file de la Droite populaire Thierry Mariani, sarkozyste historique, ainsi que le traitement du candidat dans « Une élection ordinaire » de Geoffroy Lejeune.

Un homme d’expérience

Comme écrit plus haut, le Sarthois est un homme d’expérience

Outre ses différentes fonctions locales ou nationales, il est un grand connaisseur des questions de défense depuis son arrivée à l’Assemblée nationale. Il y a défendu l’armée de métier, proposition gaullienne par excellence, ainsi que la bombe à neutrons.

Son expérience se traduit également sur le plan institutionnel. Il est ainsi un fin connaisseur des institutions de la Cinquième république. C’est pourquoi il rappelle à raison qu’il n’a été que Premier ministre et donc soumis à la légitimité du Président de la République et du mandat que lui ont confié les Français.

Cela lui permet aujourd’hui de proposer une stratégie adaptée au cadre institutionnel. Il propose ainsi d’agir vite et fort : peu de ministres, des lois déjà rédigées et des réformes fortes dans les 100 jours.

Un homme d’action

Contrairement à son image, il a régulièrement prouvé sa capacité d’action. Prenons trois exemples concrets.

Lors de la réforme des retraites de 2003, il conduit jusqu’au bout son projet malgré les crispations de l’opinion publique. Son fait d’armes principal aura été d’assouplir les 35 heures, qu’il a toujours souhaité supprimer à raison.

Autres exemples : les contrats jeune en entreprise (supprimés depuis) et l’harmonisation des six SMIC existants à l’époque avec relèvement pour plus de 65% des bénéficiaires.

De cela, beaucoup ont déduit une méthode Fillon qui a marché, entre dialogue et connaissance des dossiers.

Cette capacité ne se limite pas au niveau gouvernemental. François Fillon peut également se targuer d’un très bon bilan comme maire de Sablé-sur-Sarthe.

Outre un chômage sous les 4% à la fin de ses fonctions, on peut citer la rénovation de certains quartiers, un ratio de logements sociaux de 40%, une gare TGV et l’implantation de centaines d’entreprises.

Il a également été le précurseur de la LGV Bretagne-Pays de la Loire lors de son passage à la présidence de la région Pays de la Loire.

Un des rares à avoir les moyens d’être un homme d’État

Vous l’avez compris : François Fillon est à mon sens à la fois droit et actif.

De ce fait, il est un des rares à avoir les moyens de devenir un homme d’État.

Courant décembre, et rediffusée à foison depuis, est passée une émission bien connue de la Chaîne parlementaire ayant pour invités notamment Jean-Louis Debré et Jean-Noël Jeanneney.

Le débat avait pour thème « les hommes d’État » et faisait suite à un documentaire sur Winston Churchill.

Ce débat a permis de dégager trois caractéristiques majeures de l’homme d’État :

1. Les circonstances.

2. Une personnalité libre, capable de dire la vérité, avec souvent une grande idée simple.

3. Une rencontre entre les deux premiers d’où émerge une alchimie particulière..

Si François Fillon n’est donc pas encore un homme d’État, il en a en tout cas les capacités de par sa personnalité. Les deux autres éléments étant extérieurs à sa volonté.

Un dur entouré de mous

Comme rappelé plus haut, on a souvent reproché à François Fillon sa mollesse. Cette mollesse, une nouvelle fois, n’est qu’un jeu médiatique. Il a en effet toujours été empêché.

En 2003, en pleine lancée sur la réforme des retraites, le chef du Gouvernement de l’époque, Jean-Pierre Raffarin, l’oblige à reculer sur la gestion des longues carrières pour parvenir à un accord syndical.

Un blocage qui viendra du plus haut niveau de l’État durant ce quinquennat tout comme du suivant.

On a beaucoup reproché au député de Paris d’avoir été l’exégète de Nicolas Sarkozy avant que lui-même ne s’y lance le 25 janvier dernier. Pourtant, il a refusé de s’enfermer dans son propre orgueil. Il a accepté de mettre sur la table ses regrets comme ses fiertés. Il en a déduit des propositions. Un travail évident pour un homme politique, mais qu’il est le seul à sembler faire.

Nicolas Sarkozy a eu le défaut de parler beaucoup et d’agir peu, au point que son image a fini par remplacer totalement son bilan. Lorsqu’on vous donne son avis sur le bilan, on ne vous donne plus que des arguments d’image. Cela vient d’un autre drame de la démocratie représentative. La forme est devenue plus importante que le fond.

François Fillon en est l’exact opposé : parler bien et agir efficacement.

Alors que 77% des Français ne veulent pas rejouer le duel de 2012, il est encore temps de faire de 2017 autre chose qu’une élection des « re » : revanche et réélection.

Un soutien pragmatique

Malgré tout, je n’oublie pas que François Fillon n’est pas parfait. J’aimerai le voir plus pragmatique sur la décentralisation et plus offensif sur l’Europe mais il est celui qui peut le mieux ouvrir la voie du combat gaulliste.

L’ancien édile de Sablé-sur-Sarthe est le meilleur candidat compte tenu du cadre. Il est celui qui est le mieux à même de conjuguer idées et prise du pouvoir.
Il est l’homme de la conjoncture dans la structure : dans le cadre, il est le meilleur aujourd’hui.

Il est le seul candidat, idéologiquement, à avoir compris que le préalable à la souveraineté et à l’indépendance est l’expansion économique.

Enfin, beaucoup reprochent aux hommes politiques d’avoir un culte de l’argent et de l’économie.
François Fillon voit l’économie comme un moyen, et non comme une fin. Une ultime preuve qu’il est fondamentalement d
ifférent de ses opposants.

« Le vainqueur a déjà été désigné, proclamé, fêté, encensé, donc ce n’est plus la peine de vous déranger : circulez, il n’y a rien à voir … »

Pour retrouver la page de soutien haut-rhinoise à François Fillon, c’est ici !

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