Chronique de l’inversion des valeurs – les Femens

Ce jour a eu lieu une nouvelle manifestation du collectif La Manif pour Tous et de leurs amis de Sens Commun.

L’occasion pour moi, de plus en plus en faveur animé par une profonde lassitude devant la décadence généralisée, de revenir sur une des passions qui traversent la société française.
En effet, au détour d’un tweet – supprimé depuis du fait d’une formulation que j’estimais hasardeuse – j’ai pu une nouvelle fois constater à quel point l’idéologie constructiviste -essence même de la pensée de gauche – a fait des dégâts durant les 75 dernières années.

Mon tweet consistait à estimer que les échauffourées d’hier entre le groupuscule antifeministe des « Femens » et les manifestants anti-PMA/GPA n’auraient pas eu lieu si les premières n’avaient pas inutilement provoqué la manifestation pour ensuite se victimiser.
Petit florilège de réactions (avec pseudonymes floutés pour ne pas faire de publicité inutile) :

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La France de la tolérance et des droits de l’homme.

Ajoutez à ces mots doux un tweet m’expliquant que les Femens étaient comparables aux femmes battues, et donc mettre dans le même sac des provocatrices nuisibles avec l’abomination la plus abjecte qui soit ; ainsi qu’un flot ininterrompu de photos de couples gays pensant faire sensation alors qu’ils sont comme un nénuphar dans un plat de pâtes : hors-propos.

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Albert Camus des temps modernes (avec le courage du mouton).
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Geneviève de Gaulle-Antonioz, version 2.0

 

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La Marche sur Rome

Pour finir, sur le plan libéral, la liberté a pour limite l’agression et le consentement.
La Manif pour tous a fait usage de son droit à manifester, et ce pacifiquement, pour exprimer ses idées. Qu’on soit d’accord ou pas, tant qu’il n’y a pas de haine ni d’insultes, ces convictions méritent d’être respectées.
Pas sûr, en revanche, qu’on puisse dire la même chose d’un mode d’expression politique ridicule qui consiste à venir harceler des fidèles aux douces paroles de « Fuck Church » ou urinent dans une église.

M’enfin, ne voulant pas m’attirer d’emmerdes, je ne dirais qu’une chose :

La guerre, c’est la paix. 

La liberté, c’est l’esclavage. 

L’ignorance, c’est la force.

[George Orwell, 1984]