François Fillon, notre candidat !

Voici une retranscription d’une tribune parue ce matin sur ma page Facebook.

« Certains le savent, depuis plusieurs mois, je laisse les publications courantes à mon compte Twitter.
Seulement, depuis bientôt deux semaines, quelque chose me démange.
Simple militant, j’ai pourtant le sentiment qu’il faut que je dise ce que j’ai sur le cœur.
Séguiniste depuis mon adolescence, j’ai passé les 5 dernières années à suivre ceux qui portaient le flambeau d’un gaullisme moderne : Paul-Marie Coûteaux, Henri Guaino puis François Fillon.
Après une campagne difficile, les élections primaires ont été un immense succès populaire. Une élection au résultat aussi net qu’inattendu.

J’aime la chose publique depuis mes 11 ans. Pourtant, jamais je n’aurais cru être autant affecté par une situation qui ne me concerne en rien sur le plan personnel.
Depuis 10 jours, allumer une télévision, une radio, un ordinateur est devenu pour beaucoup d’entre nous un calvaire tant le feu nourri des attaques est incessant.
Pourtant, malgré tout, mes convictions en faveur de François Fillon, de l’homme, de sa personnalité, de son projet et de sa philosophie, sans pour autant verser dans un fanatisme que j’ai trop vu au cours des campagnes, restent intactes.

Juriste, j’ai une confiance naturelle en la justice et un dégoût profond pour les tribunaux populaires et médiatiques.
Je ne sais pas si François Fillon est coupable ou innocent. Cela me passe au-dessus, n’étant pas compétent pour en juger.

De même, je refuse de faire un quelconque amalgame entre l’affaire et le projet porté par le candidat de droite.

Le quinquennat ayant lié l’élection législative à l’élection présidentielle et la situation en circonscription font que j’entends les craintes de certains élus, sans les excuser, qui semblent ne pas avoir « le cuir solide » que suppose le travail politique. Ce type de questions se règlent en interne.
Dans ce sens, il faut saluer la tribune signée par plus de 250 élus pour soutenir notre candidat ce jeudi.

Je dois toutefois reconnaître avoir été déçu par les communicants qui, après avoir contribué à la victoire de notre champion à la primaire, ont aujourd’hui participé de la situation.

La crédibilité de la droite est aujourd’hui en cause, au point que la France risque de devoir faire un choix entre 50 nuances de gauche.
Les affaires sont le lot des élections présidentielles. Si certaines partent rapidement – l’affaire Markovic – d’autres sont fatales – l’affaire Chaban – qu’importe la culpabilité de l’intéressé.
En effet, l’affaire est aujourd’hui devenue morale.

Je ne peux m’empêcher de voir un parallèle avec un jeu qui m’a tant appris : le poker.
Nous sommes à l’avant-dernière carte. En face, l’adversaire est à tapis. Faut-il se coucher ou suivre ? Il s’agit de voir la chose en termes de risque-récompense.
Si François Fillon abandonne, s’il se couche, c’est la crédibilité de la droite pour de nombreuses années qui s’effondre.
S’il suit, il aura tout à gagner, qu’il s’en sorte ou pas. Sorti d’affaire, il sera plus fort que jamais pour continuer la campagne et les 5 années qui s’annoncent. S’il échoue, il sauvera l’honneur des siens.
Ainsi, j’attend énormément du Checker’s speech qui s’annonce aujourd’hui. Un déballage attendu par nombre de Républicains depuis 2 semaines …

Quoi qu’il arrive, je reste filloniste dans la tête et dans les tripes, et cela n’est pas près de changer.« 

Publicités