Dimanche, votons pour une vraie alternative !

Il y a 15 ans, ma conscience politique s’est éveillée.

Le vendredi précédant l’élection, les sondages donnaient Chirac à 19 %, Jospin à 18 et Le Pen à 14.

Tous le monde connaît de la suite.

Durant la primaire, je me souviens des sondages donnant François Fillon à égalité avec les 2 favoris la veille.
Tous le monde connaît de la suite.

Dimanche, tout est possible.

Dimanche, nous n’élirons ni une rock-star, ni une mère de substitution, mais le chef d’État de la cinquième puissance mondiale. Les caprices n’auront aucune place dans l’isoloir.

Compte tenu du bilan laissé par le tandem Hollande-Macron, il nous faut un véritable projet de rupture.

Compte tenu du contexte sécuritaire qui nous a été tristement rappelé hier soir, il nous faut un homme d’autorité.
Compte tenu du contexte international, entre Trump, Assad, Poutine, Daech et Kim Jong Un, il nous faut plus un homme d’expérience.

Voter Macron = Voter Hollande.
Voter Le Pen = Voter Macron.

Chaque électeur doit en avoir conscience au moment de voter.

Chaque électeur sera responsable de son choix durant les 5 prochaines années.

Publicités

Ghost in the Shell : mon analyse sur Contrepoints et ma critique du film

Retrouvez ici mon dernier article paru sur Contrepoints.

Lorsque la nature humaine est altérée, que reste-il du droit naturel ?

Sans titre 6

Mon avis sur le film

En tant que film à part entière, il faut savoir que je l’ai visionné en marge de la conférence organisée par Apocryphos intitulée Le Machinisme dans la Littérature (verbatim sous peu), j’ai profité du sujet pour aller voir un film que beaucoup d’attendaient depuis près d’un an : Ghost In The Shell.
Assez proche de l’inspiration principale de l’auteur du manga, à savoir Blade Runner, et malgré des changements naturels pour un blockbuster, le film reste fidèle à l’oeuvre de Masamune Shirow tout en explicitant un certain nombre de questions philosophiques, autour de deux parties distinctes : la robotique comme amélioration de l’homme et la robotique comme création prométhéenne.
Au premier chef, le film s’intéresse en filigrane à la complémentarité homme-machine, avec leurs défauts respectifs. Entre froideur et utilitarisme robotique et émotions humaines, l’équilibre entre cumul de qualités et cumul de défauts est régulièrement évoqué, avec le personnage joué par Juliette Binoche, représentant à tous les sens du terme l’idée d’humanité.
On retrouve, de ce fait, la question classique du Cyberpunk de ce qui différencie l’homme de la machine, comme hier la question se posait de la distinction entre l’homme et l’animal.
Qu’est-ce qui caractérise l’identité d’un individu ? Son corps ? Ses souvenirs ? Ses actes ? Que reste t-il de soi lorsqu’on se voit retirer son passé et son enveloppe charnelle ?

En tant qu’adaptation, il faut ajouter au préalable que je l’attendais depuis longtemps, ayant découvert l’univers très tardivement (été 2014) alors que je connaissait la légende de nom depuis déjà vingt ans.
De ce fait, ce film est, à mon sens, un excellent hommage à l’univers original. J’ai du mal à comprendre les critiques très acerbes qui circulent sur internet, car le film est vendu comme un blockbuster hollywoodien. Il était donc normal que l’oeuvre allait être toiletté pour convenir à un public plus large.
Le mot d’esprit consistant à voir ce film comme un « shell sans le ghost » convient largement à ce film. Rupert Sanders est un très grand fan du matériau original, et cela se voit dans la manière de présenter l’univers. Le film est superbe. Mais, et c’est là que je comprend les puristes, l’univers initial étant d’une trop parfaite complexité pour le commun de mortels, il a fallu lisser les enjeux pour que le spectateur de base ne soit pas perdu.
Mais cela est le propre de toute adaptation américaine mainstream. Je le déplore aussi, mais il fallait être naïf pour s’attendre à voir le contraire. C’est même assumé par Rupert Sanders, qui voit le film comme une introduction à l’univers. Il était bloqué entre le message très complexe du matériau original et les exigences commerciales, ce que n’avaient pas, par exemple, les sœurs Wachowski.
Introduction qui, du fait de la naïveté de certains et d’une certaine bienpensance qui aime les polémiques stériles sans intérêt (whitewashing, prétendu racisme de Scarlett Johansson …), ne servira à rien, puisque le démontage en règle que subit le film fait qu’il est très incertain qu’une suite puisse avoir lieu., au grand dam de certains …